10 août 2005

Mon Roman

La terre était sèche et les plantes à moitié mortes, les fleures toutes jaunes et épanouies, ça faisait une semaine que je ne les avais pas arrosées, j’étais débordé par mes études d’astronomie, si je sortais de ma chambre c’était pour aller aux toilettes ou porter quelque chose à manger de la cuisine, je ne dormais que trois heures la nuit et parfois quelques petites heures en fin d’après-midi, j’étais très fatigué et ça se voyait sur les traits de mon visage, malgré cela je ne m’ennuyais pas du tout à observer les constellations et découvrir le monde fabuleux des étoiles. Le matin c’était toujours mon chardonneret élégant qui me réveillait, il commençait à chanter dès que les rayons de soleil commençaient à se faufiler du rideau qui ressemblait trop a une voile de barque. Plongé dans mes recherches j’eus une soudaine et brusque envie de me détacher un moment, je me levai et me dirigeai vers la fenêtre, il y avait des gens qui allaient et revenaient, des gens que je n’avais jamais vu avant, là je me rappelai les paroles d’une chanson « it’s the same old consolation, different faces but the same old town ». J’aime beaucoup ma ville, c’est ma source d’inspiration, mon fournisseur d’énergie, c’est ma force. Le vent soufflait fort ce jour là, il sifflait drôlement, on aurait dit un bébé qui pleurait, ou un chat qui gemissait souffrant d’une blessure. J’allai à la cuisine pour me préparer un bon lait au chocolat à ma façon, au moment où j’arrivai à la cuisine le temps avait complètement changé, c’était surprenant ! Incroyable ! Le ciel était devenu tout gris et la pluie commençait à tomber petit à petit. Je réchauffai le lait et préparai mon bol. En retournant à la salle des invités où on avait une très grande fenêtre avec des vitres fumés qui me servait à mater les gens, les gouttes de pluie s’abattaient sur les vitres des fenêtres comme des graines de maïs. Il n’y avait plus personne dehors et rien de si intéressant à regarder de l’autre côté de la fenêtre à part un pauvre arbuste qui répondait au vent qui soufflait en faisant des mouvements aléatoires, et une tourterelle turque qui n’arrivait toujours pas à se poser sur les fils électriques tellement ils étaient instables. Je bus deux bonnes gorgées de mon lait au chocolat tout en fixant avec mes yeux le chocolat qui été resté au fond du bol, quand c’est moi qui prépare le lait au chocolat ce dernier ne fond jamais à 100%, j’en mets toujours un peu plus que la dose normale. Voir la pluie me donnait toujours envie de m’enrouler dans ma couette, fermer les yeux et entendre le ton des gouttes de pluies, leur musique qui ressemble trop à la techno. La pluie m’énervait parfois, quand je me sens bien et que j’ai envie de me faire un footing. Mais en même temps la pluie me rappelait des moments inoubliables, quand j’étais petit et que je me levais le matin pour prendre mon petit déjeuner avant d’aller à l’école. Quand le ciel était gris et que le vent était fort, le bruit de la radio mêlé au chuchotement de la cafetière, le vent qui sifflait dehors, la lumière timide de l’ampoule 75W usée et qui n’en donnait plus que 45W, l’idée de penser à aller à l’école et affronter ce froid de canards et cette pluie me donnait la chair de poule.

Il était 11h du matin, Le cd d’Aerosmith que j’écoutais était arrivé à la chanson numéro 4 « Fly away from here » qui me fit songer à plusieurs choses : valise, amis, route, divertissement, ciel bleu, d’un bleu froid, soleil, soleil et encore soleil…

Entres amis on avait fait un break d’une année entière, on s’était pas vu pendant un an, et pendant ce break, chacun de nous s’était trouvé un boulot ou une certaine occupation, malgré ça on savait qu’on allait se rencontrer l’été. L’été, avec tous ce qui va avec : plage et soleil. On était tous à Temara sauf Ahmed qui était toujours à Casablanca. Je me souviens du jour ou j’étais allé avec lui et son père au supermarché Marjane, on avait trouvé un paquet ouvert de bouffe de chien dans le rayon des boissons, c’était des croquettes marrons à base de viande et de légumes, je regardai Ahmed et je dis : « alors on en goûte un peu ? », on en avait mangé quelques unes, à la fin c’était pas si dégueulasse que ça, mais ça manquait un peu de sel quand même.

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